EXPOSITIONS

EXPOSITION "ARBOPHILE !"

 

Quand les arbres ont été plantés trop près de la limite de propriété, qu’ils deviennent gênants ou pire dangereux, quand les racines bousculent les murs ou déforment la chaussée, l’Arbophile doit intervenir. Abattre un pin ou un cyprès c’est un crève-cœur pour un amoureux des arbres.

Tailler un grand chêne vert, par essence sauvage, pour lui donner un aspect civilisé c’est aussi le rôle de l’Arbophile et c’est sans doute aussi sa fierté.

L’Arbophile de cette exposition est un sportif de haut niveau reconverti dans l’élagage avec sa société ARBOFIL. Fils d’ingénieur eaux et forêt et lui-même ingénieur, Cédric THOMAS a abandonné les travaux publics pour se consacrer à un métier qui lui permet de préserver son autonomie tout en retrouvant ses racines.

Après MOURRE BLANC ! en 2015 sur l’ostréiculture du bassin de Thau et PÊCHEURS ! en 2017 sur la pêche à Sète, voici le troisième volet sur les métiers d’aujourd’hui que le photographe Gérard Clément propose aux visiteurs de ses expositions. Les 5474 personnes ayant apprécié l’exposition PÊCHEURS ! à la Chapelle des Pénitents de Sète sont la preuve de l’intérêt du grand public pour son travail.



EXPOSITION « PÊCHEURS ! »


Dans mon itinéraire créatif, la photographie de paysage a longtemps dominé, au point que lors d’une exposition sur l’Algérie quelqu’un a écrit sur mon livre d’or « Où sont les Algériens ? ». Il faut dire que la question était judicieuse !

Depuis cet électrochoc je m’efforce de photographier les hommes et j’ai volontairement abandonné la photographie de paysage pour me consacrer à l’humain.

Plusieurs orientations composent ma démarche avec comme thème principal « le corps en mouvement » :

· Le « Sport » et en particulier les luttes traditionnelles ou la danse,

· Le « Travail » en privilégiant les métiers peu connus

· Le « Corps » comme objet artistique.

Chaque métier a sa gestuelle propre et il est essentiel de capter cette part d’intimité pour l’offrir au plus grand nombre.

En 2014 un reportage sur la famille VIDAL dans son établissement ostréicole de Mèze fut avec la série « MOURRE BLANC ! » une première pierre de ce grand édifice que je veux construire.

« PÊCHEURS ! » a été la deuxième étape de cet objectif à long terme. Les prises de vues ont été réalisées en 2015 sur L’ODYSSEE, chalutier sétois de Bernard DI MAIO, que je tiens à remercier ainsi que l’équipage de l’époque qui a accepté ma présence indiscrète.

Ce fut pour moi la découverte d’un métier très physique, d’une dureté peu commune. C’est aussi un métier dangereux avec un taux d’accident du travail très élevé.

Il faut saluer ces hommes qui mènent un combat quotidien contre les éléments et contre la disparition progressive des proies, particulièrement en Méditerranée.

D’autres activités professionnelles font actuellement l’objet de mon attention et seront présentées dans mes futures expositions.

En documentant un métier, j’espère surprendre les spectateurs en présentant des images alliant fond et forme pour susciter l’émotion.

Gérard Clément


Exposition CECI EST MON CORPS !

 

Il s’est agi d’un éblouissement !

D’une sorte de vertige concret comme en produit la musique. La compréhension d’une fraternité de destin, celui d’avoir à disparaître bientôt avec toute la masse de nos contemporains.

De comprendre au moment du vertige qu’il s’agit définitivement de renoncer à l’éternité.

Que cette nudité est la nôtre. Le seul étendard de notre âme.

Jean Claude Feuillarade

 

Exposition ROMS: migrants et européens

 

Les Roms un peuple européen dont l’origine lointaine se situe quelque part dans le sous-continent indien. Ils sont en Europe depuis des siècles sans doute près d’un millénaire. Rejetés discriminés dans leur pays d’adoption la Roumanie, ils cherchent en France une terre plus riche où leur économie de la récupération puisse s’exercer. Leur culture est essentiellement orale peu adaptée à notre monde et à notre culture de l’écrit.

 

La communauté photographiée est originaire d’un même village de Roumanie : Barbulesti pas très loin de Bucarest. Ils sont installés à Montpellier sur un terrain appartenant à la Métropole. Certains vivent en France depuis une dizaine d’années et nombreux sont ceux qui par « le droit du sol » pourraient être français sans les obstacles érigés par l’administration française.

 

Manifestement la plus part ont envie de vivre en France, mais suivant leur mode de vie habituel sans rechercher une intégration à tout prix dans la société française et tout aussi clairement leur statut social, leur présence et leur mode de vie nous dérange.


Exposition MOURRE BLANC !


« MOURRE BLANC ! »

C’est d’abord la rencontre avec un homme et sa famille.

 

Romain Vidal est un jeune ostréiculteur dans la zone du MOURRE BLANC entre MEZE et MARSEILLAN sur l’étang de Thau dans le département de l’Hérault (France). Ce travail photographique s’est poursuivi auprès de lui, tout au long d’une année au cours de laquelle les différentes étapes de l’élevage des huîtres ont été enregistrées.

C’est aussi la rencontre avec un métier et des gestes professionnels que le photographe a apprivoisés. Cette activité limitée à l’étang de Thau et à quelques zones sur la bordure méditerranéenne française a des traditions propres comme l’élevage des huîtres sur cordes. Même si le but ultime est le même que sur l’océan c’est-à-dire produire des coquillages propres à la consommation humaine. Les gestes sont fondamentalement différents car le collage des huîtres sur les cordes est une technique particulière relevant à la fois du travail du pâtissier et celui du bijoutier.

 

C’est enfin la découverte d’un univers aquatique bien singulier, celui de la lagune. Zone humide enclose dans les terres, constituée d’eau saumâtre, ni vraiment mer, ni vraiment lac. Un monde vraiment à part ! La lagune pas plus que la Méditerranée n’est soumise à l’influence des marées. Les huîtres produites ont un goût de sel et d’iode plus prononcée que celles de l’océan, c’est la particularité de ces coquillages.

 

Exposition LUTTE !

 

La lutte traditionnelle turque

 

La pratique de la lutte s’enracine très profondément dans l’histoire de l’humanité et reste très vivante sous diverses formes dans l’ère géographique des peuples turcophones.

 

La ville turque d’Edirne tout au Nord du pays, où se rejoignent les frontières grecque et bulgare, était la capitale des Ottomans avant la prise de Constantinople. Le pré de Kirkpinar (les quarante sources) qui jouxte les ruines de l’ancien palais des Sultans, est le lieu où se serait déroulé au XVème siècle un combat mythique entre deux soldats-lutteurs. Ce combat aurait duré plusieurs jours et les deux belligérants seraient morts d’épuisement.

 

C’est à Kirkpinar sur le pré aux herbes hautes du stade que se tient chaque année au début de l’été le « championnat national » de lutte traditionnelle turque. Les tambours qui retentissent pendant les combats, renforcent l’impression de pratique sportive ancestrale. Les participants s’enduisent le corps d’huile d’olive pour donner le moins de prise possible à l’adversaire. Ils combattent torse nu et portent un pantalon court en cuir très épais qui devient le seul point d’accroche pendant le combat. En Turquie c’est le sport national qui déplace les foules. Dans la ville, et aux abords du stade, les statues des anciens champions sont là pour rappeler la place qu’ils ont dans la société et l’importance culturelle de ce sport.

 

Dans ma démarche présente deux facteurs motivent mon activité de photographe: le mouvement des corps et l’affrontement perpétuel des hommes. Je cherche à capter l’esthétique de ces combats ritualisés et l’essence de cette dramaturgie sans anéantissement de l’adversaire. Dès le départ, mon projet a été de travailler en noir et blanc pour approcher à la fois l’intemporalité, la brutalité et la beauté intrinsèque de ces combats.

Il y a aussi dans ces corps à corps un érotisme indéniable que bien sûr les participants réfutent haut et fort.


Exposition ALGERIE(S)

 

Cette expositon s'est tenue à Montpellier en novembre et décembre 2009 au club St Roch, en Mai 2012 à la Maison pour Tous Marie Curie, elle a été présentée aussi dans le cadre de CINEMED 2012 et à la Médiathèque de Florensac en 2013.

 

Pourquoi un S à Algérie ?

 

L'Algérie est un « pays continent » constitué d'une mosaïque de peuples, de cultures et de paysages : un littoral méditerranéen de 1200 km au Nord, une énorme part du Sahara au sud et entre les deux des hauts plateaux et des montagnes. La puissance des éléments a façonné les paysages et sculpté les roches.Ces 40 photos ne peuvent rendre compte de la diversité de ce grand pays. Mon choix est évidemment totalement arbitraire et je revendique une grande subjectivité. J'ai voulu construire une sorte de jeux de piste dans l'enchainement des photographies. Les traces des différentes époques historiques s'entremêlent pour montrer un pays plus complexe qu'il n'y parait. Mes photos tentent de rendre sensible le dialogue permanent des civilisations qui ont laissé leurs empreintes sur ce sol. Par un certain nombre de clins d'œil j'ai tenté de dire tout les sentiments contradictoires qui me lient à jamais à l'Algérie.

 

Né en Algérie à Oran, parti enfant de ce pays lors de l'indépendance, j'y ai voyagé en 1978 sous la présidence de Boumediene et je n'ai ramené de ce voyage que très peu d'images car mon appareil a été saisi pour avoir photographié alors le Fort de Mers El Kébir qui fait maintenant partie des photos de la Galerie.

Quelque 30 ans plus tard je suis retourné dans ce pays pour y travailler pendant 3 années, le hasard seul a voulu que je sois en charge d'un grand projet sur les lieux mêmes de mon enfance. J'ai pu, pendant cette période, voyager et prendre tous les clichés que je souhaitais dans un pays en construction à tous les sens du terme.